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Le fabuleux duo derrière L'instant Parisien 

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1. Qui sont Laurence et Fabrice et d'ou vient l'initiative de L'Instant Parisien

Laurence : J'écris et Fabrice photographie. Nous sommes deux autodidactes qui aimons toucher à tout, d'ailleurs nos études n'ont aucun rapport avec ce que nous faisons maintenant ! On a saisi les opportunités que nos vies professionnelles nous ont offerts. J'ai été journaliste, pendant plusieurs années pour la presse magazine, puis j'ai travaillé pendant 6 ans comme rédactrice web, Fabrice a d'abord étudié le droit puis s'est passionné pour l'image, a travaillé en tant que vidéaste indépendant pour des clients. L'Instant Parisien est né également d'une opportunité. Nous nous sommes installés à Paris pour le travail et on s'est dit que ce serait un bon moyen de faire connaissance avec la ville : partir à la rencontre de ceux qui font vivre cette ville, entreprennent, créent... L'Instant Parisien c'est une collection de rencontres parisiennes. 
 

2. Quelles sont les trois plus grandes différences entre vivre à Lyon vs. vivre à Paris  ? 

L : En premier lieu, je dirais que LA grande différence c'est qu'il n'y a pas le Parc de la Tête d'Or à Paris. Sans rire, ce n'est pas un détail pour moi. C'est fou comme ce lieu est énergisant, même en hiver, quand les allées sont un peu lugubres, qu'il n'y a personne, c'est beau. Dans une ville, une telle connexion avec la nature est difficile à trouver. En tout cas, les poumons verts de Paris sont moins impressionnants. 

Deuxième différence : à Paris, on rencontre énormément de gens d'horizons très différents. Il y a un vrai brassage. Au quotidien, on croise beaucoup d'expats, de gens amoureux de Paris qui ont tout quitté pour s'installer ici. La vie parisienne est un patchwork de tous ces gens-là. Pour moi qui aime rencontrer les gens, écouter leurs histoires, qu'ils me racontent leurs trajectoires, c'est passionnant. 

Troisième différence : eh bien depuis que je vis à Paris, j'apprécie pleinement les qualités de chacune des deux villes. Je reviens souvent à Lyon. A Paris, j'ai trouvé l'énergie que je cherchais, à Lyon j'apprécie le calme, la sérénité des habitants, la qualité de vie. En fait, je trouve ça quasi impossible de comparer les deux villes. Ce sont deux planètes à part. Par contre, clairement Paris est saturée tout est encore trop centralisé dans notre pays. A l’inverse, à Lyon il y a encore plein de possibilités, des quartiers sortent de terre, il y a encore des friches, des zones non saturées. Lyon aurait le potentiel d'être un Berlin si des talents de tous horizons venaient s'y installer. 

Ah mais en fait, après réflexion, j'ai une quatrième différence à citer : bon, là, il n'y a aucun débat là-dessus : on mange clairement mieux à Lyon, c'est clair et net. En tout cas on peut manger, à midi par exemple, des choses délicieuses avec un budget vraiment très, très raisonnable. A Paris, c'est nettement plus compliqué... Ce qu'on appelle la "bistronomie" est beaucoup moins accessible.
 

3. Trois tips pour un compte Instagram réussi ? 

L : Aaaah Instagram, cette science inexacte. J'ai beaucoup tâtonné au début, j'essayais plein de choses. Après deux ans sur ce réseau, je dirais :

Tip 1 : ne pas écouter les conseils du type "il faut que ta galerie soit homogène en terme de couleurs, tes photos doivent être très claires, très blanchies, etc etc". 

A force de se ressembler, certains comptes Instagram finissent par lasser. L'ère du "tout esthétique" est fini sur Instagram, chaque photo doit raconter quelque chose pour se distinguer de la masse. Faire de belles photos ne suffit plus. Alors plus qu'une unité de couleur, il faut une unité en terme de ligne éditoriale de son compte Instagram. En fait Instagram est en train de devenir un média à part entière. Je ne serais pas étonnée que dans les deux ans à venir, il y ait des postes qui soient créés uniquement pour gérer Instagram. Un community manager gère souvent Facebook, Twitter, Instagram en même temps. C'est une erreur, je trouve, car Instagram et Facebook sont diamétralement opposés.

Tip 2 : bien choisir son heure de publication. 

C'est un peu "basique" comme conseil mais franchement ça change tout. Avant 9h30 le matin, et après 20h, on voit la différence. De même qu'une belle photo de nuit postée sur Insta à 23h30/minuit (juste avant que les gens dorment) peut cartonner. Ah et autre conseil : j'ai lu un article où un statisticien spécialiste d'instagram (oui, ce job existe à San Francisco, c'est fou) disait que publier régulièrement 3 fois par jour des contenus pertinents permettait d'accroitre sa visibilité. Ça parait énorme mais c'est vrai, ça marche. Ce qui compte sur Instagram, c'est la régularité. Poster comme ça, quand on y pense, tous les 4, 5 jours, ce n'est pas suffisant. Comme dirait un de mes profs de collège : c'est la régularité qui paye, mademoiselle ! Bon alors évidemment 3 par jours, c'est beaucoup, on peut vite perdre sa fraîcheur et l'envie en route mais se dire "je publie 1 fois par jour", c'est une bonne routine Instagram pour avoir un compte visible. 

Tip 3 : ne pas se concentrer sur son nombre de followers mais son nombre de like.

C'est là, le vrai baromètre de ce réseau. Si on a 40 000 followers, a priori c'est génial mais si chaque photo fait 300 like, ça veut dire que le ratio like/followers est super décevant. Les gens voient mais ne likent pas. Il vaut mieux avoir une petite communauté mais très impliquée, avec qui avoir des conversations, etc. L'humain est en train de reprendre le dessus et Instagram n'y échappe pas ! A ce sujet, je conseille cet article très intéressant. -> par ici. 
 

4. Quel moment vous a le plus marqué pendant vos rencontres ?

L : Sans hésiter, quand nous avons visité l'atelier de la Maison du Pastel, en région parisienne. Je me souviens très bien. Ça circulait mal, nous étions tombés dans un bouchon, on est arrivés sur les nerfs, en retard et là... magie. On oublie tout dans cet atelier qui n'a pas bougé depuis les années 40. C'est ça la magie de chaque rencontre, c'est d'ailleurs ce qui fait que j'aime mon métier : on ne sait jamais comment sera la rencontre. Parfois les gens ont du mal à se détendre au début et puis, c'est génial quand la situation se débloque, que l'interviewé oublie qu'il est photographié et interviewé. On est sortis de ce reportage dans l'atelier de la Maison du Pastel en se disant que la vie nous avait fait un beau cadeau. On se souviendra toute notre vie des ondes de ce lieu, de sa beauté, son histoire. C'est fou comme aller à la rencontre des gens, cela "remplit", cela enrichit.
 

Comment prolonger le rêve ?

Participez à leur campagne de financement participatif pour commander la première revue papier de L'Instant Parisien avec en couverture l'estampe de la talentueuse illustratrice Virginie Morgand !
 

Merci à Laurence pour sa plume enjouée et Fabrice pour ces photos transportantes.